L’ancien ministre reste obsédé par la “réinvention du modèle politique” et assume que, dix ans après l’élection d’un président pas encore quadragénaire, son expérience étendue — directeur de cabinet à Matignon depuis 2006, député, conseiller régional, ministre sous Nicolas Sarkozy de 2008 à 2012 puis encore de 2017 à 2024 — fait de lui l’un des plus aptes à répondre à cette question.
“Je ne suis pas né avec Macron”, rappelle-t-il souvent, “je suis né sous Chirac”.
Il ne s’agit donc pas de feindre l’indifférence face à l’élection présidentielle à venir. Il considère son livre comme une “première pierre, pour dire : ‘réalisons ce qu’il s’est passé’”. Son discours libéral bien affûté se dessine derrière ses confidences : “Depuis 1981, nous vivons selon le même modèle, celui de la redistribution, de la gratuité pour tous et de la concentration des pouvoirs”, souligne-t-il en dénonçant “40 ans de gangue idéologique socialiste”.
Il espère voir l’Europe “reprendre pied dans l’histoire” et prône “la réduction de l’Etat providence” pour retrouver un Etat fort, malgré les critiques sur son bilan à la tête des finances. Il affirme avoir commandé une étude sur la source de l’expression qui le suit sur les réseaux, “1 000 milliards de dette” : il s’agirait d’une campagne de bots lancée depuis près de Vladivostok, en Russie, selon lui.
Il ressent, comme tout le monde, un vent de “dégagisme” mais ne croit pas que tout est joué pour 2027 : tout reste possible, dit-il, de la victoire du RN à celle de Jean-Luc Mélenchon, ou encore à la “prolongation du système de l’agonie”. En d’autres termes, le choix d’un consensus mou, sans véritable transformation de notre “structure démocratique”, reviendrait à maintenir [le pays] sous coma artificiel.
Ainsi, Le Maire ne défendra pas l’idée d’un candidat central unique. Ayant vécu la primaire de la droite en 2016, il estime que les Français doivent avoir le choix, que le départage interviendra naturellement, pas avant février ou mars, et que d’ici là, les candidats doivent exprimer leur singularité.
Toute ressemblance avec une œuvre littéraire est bien sûr fortuite.
- 14 000 milliards depuis janvier 2026.
** La guerre, comme d’habitude.













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