Don’t Nod et l’industrie du jeu vidéo face à la tourmente
La direction de Don’t Nod, interrogée par POLITICO, s’est limitée à indiquer qu’elle poursuit “les négociations avec les représentants des salariés”, sans plus de détails.
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Privés d’aides publiques
Pour les employeurs du secteur, la chute du gouvernement Barnier et l’arrêt temporaire de l’examen du budget 2025 constituent un véritable revers. Ce budget incluait une prorogation du Crédit d’Impôt Jeu Vidéo (CIJV) jusqu’en 2031, un soutien crucial pour l’industrie. Dans un contexte de crise économique imminente, certains acteurs voient là une justification possible pour réduire les effectifs.
“Si l’absence d’aides publiques met en péril notre industrie, peut-être serait-il temps que les dirigeants s’interrogent sur leur fonctionnement”, critique un membre du Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Jeu Vidéo (STJV) auprès de POLITICO.
Chez Don’t Nod en particulier, le malaise est palpable au sein du personnel. De nombreux salariés reprochent à la direction de ne pas avoir pris en compte leurs avertissements concernant “la stratégie d’entreprise et l’organisation chaotique” des projets en cours. “Aujourd’hui, ce sont leurs employés qui en subissent les conséquences”, dénonce le STJV.
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Une commission d’enquête en préparation
Le secteur du jeu vidéo peut toutefois compter sur des soutiens politiques, notamment celui du sénateur communiste Fabien Gay. Celui-ci a déjà apporté son appui aux salariés en grève et a annoncé, via POLITICO, qu’il lancerait une PLACEHOLDERfe98ad5383980ede sur l’utilisation des aides publiques par des entreprises telles qu’Ubisoft, Don’t Nod et Auchan. Le groupe communiste usera de son droit de tirage le 18 décembre pour ouvrir officiellement PLACEHOLDERdc2378397ed801ad.
Concernant les studios, Fabien Gay souhaite éclaircir l’emploi du CIJV, un dispositif permettant aux entreprises de déduire un pourcentage des coûts de production d’un jeu vidéo de leurs impôts. Ce mécanisme vise notamment à “attirer les investisseurs”, rappelait il y a quelques semaines Vanessa Kaplan, déléguée générale du Syndicat du Jeu Vidéo.
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L’incertitude politique plane
Mais l’industrie connaît aussi des inquiétudes liées à la valse ministérielle. Le départ probable de la ministre de la Culture, Rachida Dati, suscite des regrets. En septembre, lors de la Paris Games Week, Dati s’était imposée comme une alliée prometteuse, se positionnant en “marraine rassurante” pour le secteur.
“Elle semblait avoir compris l’importance de soutenir notre industrie”, confie une source syndicale. Maintenant, avec l’éventualité d’une nouvelle équipe à la tête du ministère, il risque de falloir “tout recommencer” pour obtenir une aide politique adaptée, ajoute cette même source, visiblement dépitée.
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Entre les turbulences économiques, les coupes budgétaires et l’instabilité politique, l’avenir du jeu vidéo français s’annonce incertain. Mais la mobilisation des syndicats et le coup de projecteur de la commission d’enquête pourraient ouvrir la voie à des réponses concrètes pour l’ensemble du secteur.













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