Contrairement au vote d’une motion de censure, qui nécessite une majorité absolue des députés de l’Assemblée pour faire tomber le gouvernement en place, ici, il suffit qu’une majorité des députés présents votent contre le gouvernement pour le renverser.
Un tel vote se déroule habituellement devant une assemblée favorable, comme ce fut le cas le 15 juillet 2020 pour Jean Castex (345 pour, 177 contre). Depuis, aucun de ses successeurs à Matignon (Elisabeth Borne, Gabriel Attal et Michel Barnier) n’avait engagé la responsabilité de leur gouvernement ainsi, en l’absence de majorité absolue.
La décision de François Bayrou de se soumettre à ce test a donc surpris beaucoup de monde. Selon les derniers décomptes, environ 330 députés, de l’extrême droite aux quatre groupes de gauche, étaient déterminés à voter contre lui et ses ministres. Une défaite annoncée, dans un hémicycle qui compte actuellement 574 élus pour 3 sièges vacants.
Le déroulement : le Premier ministre parlera en premier, à 15 heures, sans limite de temps, bien que plus son discours s’éternise, plus le risque de chahut augmente. Chacun des 11 groupes politiques pourra ensuite envoyer un orateur à la tribune. Suivant un ordre tournant, le groupe socialiste ouvrira le bal, comme l’a appris POLITICO auprès de la présidence de l’Assemblée.
Voici l’ordre des prises de parole : PS, DR, Écologistes, Les Démocrates (MoDem), Horizons, Liot, GDR (communistes), UDR, RN, EPR, LFI et un non-inscrit.
Le groupe Ensemble pour la République, faisant partie de la majorité, disposera de trente-cinq minutes, tandis que les groupes RN, DR et MoDem auront chacun un quart d’heure. Traditionnellement, les présidents de groupe s’exprimeront : Marine Le Pen, le socialiste Boris Vallaud ou l’Insoumise Mathilde Panot sont en train de peaufiner leurs discours.













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