Le chrétien-démocrate Friedrich Merz, potentiel futur chancelier allemand après les élections prévues en février, défend activement les intérêts des exportateurs allemands et plaide pour une accélération des initiatives commerciales au sein de l’Union européenne. Lors d’un discours de campagne jeudi, il a exhorté Bruxelles à finaliser des accords exclusivement européens, en contournant ainsi le long processus de ratification par les 27 États membres.
Merz a également abordé la prévention d’un éventuel conflit commercial avec les États-Unis. Il propose de relancer les négociations pour un accord de libre-échange transatlantique, un projet abandonné il y a presque dix ans.
Ce positionnement risque de contrarier Emmanuel Macron. Affaibli politiquement par des défaites électorales et contraint de diriger successivement quatre gouvernements distincts au cours de l’année écoulée, le président français fait face à un Parlement dépourvu de majorité stable. Cependant, les élus français restent unanimes dans leur opposition au libre-échange.
Par ailleurs, un autre défi commercial de taille émerge pour Ursula von der Leyen et Maroš Šefčovič : la menace des droits de douane imposés par Donald Trump, qui pourraient devenir une réalité à tout moment.
João Vale de Almeida, ancien ambassadeur de l’Union européenne à Washington, offre des conseils sur la gestion de ces relations transatlantiques. Lors d’une table ronde organisée par le European Policy Centre, un think tank basé à Bruxelles, il a déclaré : “Nous devons engager le dialogue très tôt, mais sans faire preuve de besoin. Il ne faut pas apparaître comme demandeurs. Nous devons élaborer un programme à la fois offensif et défensif.”
Nicholas Vinochur, Jakob Weizman et Douglas Busvine ont également contribué à cet article.
Cet article a été initialement publié par POLITICO en anglais, puis traduit et édité en français par Jean-Christophe Catalon.













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