Bruxelles espère éviter une guerre commerciale avec Trump
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Alors que l’Union européenne a passé ces dernières années à renforcer son arsenal commercial, elle cherche désormais à trouver un terrain d’entente avec Donald Trump. POLITICO examine les concessions que Bruxelles pourrait proposer pour parvenir à un accord.
Augmenter les importations de gaz américain
L’une des principales préoccupations de Donald Trump est le déficit commercial de 198 milliards d’euros entre les États-Unis et l’Union européenne. Afin d’éviter de lourdes sanctions douanières qui pourraient coûter des milliards à l’Europe, Bruxelles pourrait lui proposer d’accroître ses importations de gaz naturel liquéfié (GNL) américain.
Cette initiative répondrait également à l’objectif de l’UE de réduire sa dépendance au gaz russe. En novembre dernier, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a souligné cette opportunité en déclarant : « Pourquoi ne pas le remplacer par du GNL américain, qui est moins cher pour nous et fait baisser nos prix de l’énergie ? »
Cependant, certains États membres comme l’Allemagne s’interrogent sur la capacité de l’UE à acheter davantage de gaz américain en complément des volumes actuels. Une suggestion avancée par au moins un pays européen serait de mettre en place un programme de subventions pour rendre les cargaisons de GNL américain plus abordables et ainsi renforcer la sécurité énergétique du continent. Toutefois, une aide financière en faveur des énergies fossiles risque de faire débat.
Par ailleurs, plusieurs industriels demandent que Bruxelles s’engage à ne pas pénaliser les importateurs européens de gaz américain en raison des émissions de méthane. Comme Trump prévoit d’assouplir les normes environnementales aux États-Unis, les entreprises énergétiques pourraient être lourdement sanctionnées par l’UE pour non-respect des règles environnementales européennes.
Réduire les taxes sur les voitures américaines
Un autre point de friction majeur pour Donald Trump concerne le secteur automobile. Il critique vivement le droit de douane de 10 % appliqué par l’Union européenne sur les voitures importées, alors que les États-Unis imposent un tarif plus faible de 2,5 % (qui peut toutefois atteindre 25 % pour les véhicules utilitaires légers).
Faciliter l’accès des voitures américaines au marché européen en réduisant ces taxes pourrait être une concession clé pour éviter une escalade des tensions commerciales avec Washington.
La question reste de savoir si ces propositions seront suffisantes pour convaincre Donald Trump d’épargner l’Europe d’une nouvelle guerre commerciale.













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